Publié le 12 mai 2024

En résumé :

  • Un match standard dure 90 minutes (deux mi-temps de 45 min), mais c’est une base, pas une fin en soi.
  • Le temps additionnel (ou arrêts de jeu) que j’ajoute compense chaque interruption pour garantir un maximum de jeu effectif.
  • Les 5 remplacements par match sont une nouvelle arme tactique pour les coachs, gérée via 3 « fenêtres » de changement.
  • En cas d’égalité dans un match à élimination directe, on joue une prolongation (2×15 min), suivie si besoin par les tirs au but.

Vous êtes confortablement installé, le match commence, et votre montre indique 21h00. Vous vous attendez logiquement à ce que le coup de sifflet final retentisse à 22h45, pile. Pourtant, le match s’éternise, le panneau lumineux affiche « +6 minutes », et vous vous demandez : mais pourquoi ça ne s’arrête jamais à l’heure ? Cette confusion est normale. Beaucoup pensent que le football est une science exacte de 90 minutes, alors qu’il s’agit plutôt d’un art que je pratique : celui de la gestion du temps.

L’idée reçue est que mon chronomètre est un simple compte à rebours. C’est bien plus complexe. Chaque blessure, chaque remplacement, chaque célébration de but, chaque intervention de la VAR est un événement que je dois quantifier. Mon rôle n’est pas seulement de faire respecter les lois du jeu, mais de protéger une ressource précieuse et non renouvelable : le temps de jeu. Oubliez la montre du commentateur ou celle de votre smartphone. Sur le terrain, il n’y a qu’un seul maître du temps : l’arbitre.

Mais alors, si la clé n’est pas le décompte mais la gestion, comment est-ce que je la construis, cette fameuse « durée réelle » ? Cet article vous ouvre les portes de ma « salle de contrôle ». Je vais vous expliquer, de l’intérieur, comment je décompose un match, pourquoi les rencontres s’allongent, ce qui se passe vraiment pendant la mi-temps et comment des règles en apparence simples influencent chaque seconde du jeu. Vous ne regarderez plus jamais un chronomètre de la même manière.

Pour ceux qui préfèrent une explication visuelle des fondamentaux, la vidéo suivante résume parfaitement les règles essentielles du football. Elle constitue une excellente base pour comprendre les concepts que nous allons approfondir ensemble.

Pour vous guider à travers les subtilités de mon rôle de gardien du temps, cet article est structuré pour répondre à chaque question que vous vous posez. Du temps réglementaire de base aux nouvelles règles qui transforment le visage du football moderne, nous allons tout décortiquer pas à pas.

Le guide simple pour comprendre la durée d’un match (temps réglementaire, arrêts de jeu, prolongations)

En tant qu’arbitre, ma première mission est de garantir un cadre temporel clair. La base, c’est le temps réglementaire de 90 minutes, divisé en deux mi-temps de 45 minutes. C’est la norme universelle pour le football senior professionnel. Cependant, il est crucial de comprendre que cette durée est adaptée à l’âge des pratiquants, notamment en France. Pour préserver la santé des plus jeunes et favoriser leur apprentissage, la Fédération Française de Football a mis en place des durées spécifiques. Par exemple, les U13 jouent 2×30 minutes, tandis que les U15 évoluent sur 2×40 minutes. C’est une application logique de l’esprit de la loi : adapter la règle à la réalité physique des joueurs.

Entre ces deux périodes, il y a la mi-temps de 15 minutes. Ce n’est pas une simple pause ; c’est un moment stratégique crucial pour la récupération et les ajustements tactiques, que nous détaillerons plus loin. Vient ensuite la partie la plus subjective de mon travail : le temps additionnel, ou « arrêts de jeu ». C’est là que j’interviens pour compenser le temps perdu. Mon quatrième arbitre, qui est mon bras droit sur le banc de touche, lève alors le panneau lumineux pour informer tout le stade du temps minimum que j’ai décidé d’ajouter.

Gros plan sur les mains du quatrième arbitre tenant le panneau lumineux indiquant le temps additionnel lors d'un match de Ligue 1

Enfin, dans les matchs à élimination directe (coupes nationales, phases finales de Coupe du Monde), si les deux équipes sont à égalité après ces 90 minutes et le temps additionnel, nous entrons en prolongation. Il s’agit de deux périodes supplémentaires de 15 minutes chacune. Si l’égalité persiste, le sort du match se décidera lors de l’épreuve fatidique des tirs au but. Chacune de ces phases a ses propres règles et sa propre gestion du temps.

Pourquoi les matchs durent-ils 100 minutes maintenant ? L’explication des nouveaux arrêts de jeu

Si vous avez l’impression que les matchs s’allongent considérablement depuis quelque temps, vous avez raison. Ce n’est pas une coïncidence, mais l’application de nouvelles directives très strictes que mes collègues et moi recevons. L’objectif est clair : lutter contre la perte de temps et augmenter le « temps de jeu effectif ». Il s’agit du temps pendant lequel le ballon est réellement en jeu. Pendant des années, ce temps stagnait autour de 55 minutes par match, ce qui signifie que plus d’un tiers du « temps officiel » était perdu.

Désormais, ma mission est de décompter plus scrupuleusement chaque seconde perdue. Les principales causes sont : les remplacements, les soins aux joueurs blessés, les interventions de l’assistance vidéo (VAR), les contestations, et même les célébrations de but. Avant, on ajoutait une minute forfaitaire pour deux ou trois remplacements. Aujourd’hui, je chronomètre précisément chaque interruption. Une célébration de but qui dure une minute et demie ? Je l’ajoute. Une vérification VAR de trois minutes ? Je l’ajoute. C’est mathématique.

Les résultats sont visibles. Il n’est plus rare de voir des temps additionnels de 8, 10, voire 12 minutes par mi-temps. Cela permet de se rapprocher d’un temps de jeu effectif plus juste pour les deux équipes. En Ligue 1, cette politique porte ses fruits. Pour vous donner une idée, le championnat de France se place très bien en Europe en termes de temps de jeu effectif, comme le montre ce comparatif.

Évolution du temps de jeu effectif dans le football français
Championnat Temps effectif moyen % du temps total
Ligue 1 (2024) 56,7 min 56-62%
Bundesliga 57,1 min 57%
Premier League 55,8 min 55%
Suède (record Europe) 59,7 min 60%

Cette approche, bien que parfois frustrante pour les spectateurs pressés, vise une plus grande équité sportive. Elle garantit que le résultat se joue sur le terrain, et non grâce à des stratégies visant à perdre du temps. Une équipe comme le PSG, par exemple, a vu son temps de jeu effectif moyen grimper, ce qui favorise le spectacle.

Pourquoi y a-t-il maintenant 5 remplacements autorisés dans le football ?

Une autre évolution majeure qui impacte directement la gestion du match est le passage à cinq remplacements par équipe. Initialement introduite pendant la pandémie de COVID-19 pour protéger la santé des joueurs face à des calendriers surchargés, cette règle est devenue permanente. Pour moi, arbitre, cela signifie plus d’interruptions à gérer, mais aussi une dimension tactique accrue à observer.

Ces cinq changements ne peuvent pas être effectués n’importe comment. Pour éviter de hacher le jeu à l’excès, les entraîneurs ne disposent que de trois « fenêtres » de remplacement pendant le jeu pour effectuer leurs changements (la mi-temps ne compte pas comme une fenêtre). Ils peuvent donc faire entrer un joueur à la fois, ou deux, voire trois en même temps, mais cela utilisera une de leurs trois précieuses fenêtres. Cette contrainte force les coachs à planifier leurs changements de manière stratégique.

Je vois distinctement trois moments clés où les entraîneurs utilisent ces options. Autour de l’heure de jeu (55-65e minute), ils injectent souvent du sang neuf en attaque. Vers la 70-75e minute, c’est le moment des ajustements tactiques majeurs en fonction du score. Enfin, dans les 10 dernières minutes, les remplacements servent souvent à gérer la fin de match : soit pour « casser » le rythme de l’adversaire et gagner de précieuses secondes, soit pour lancer une dernière force offensive dans la bataille. Comme cette règle offre plus de flexibilité tactique, elle a aussi un effet bénéfique pour le football français, en donnant plus de temps de jeu aux jeunes talents issus des centres de formation.

Chaque remplacement est une séquence que je dois superviser avec mon quatrième arbitre : le joueur sort, le panneau est levé, le nouveau joueur entre. Ce processus prend en moyenne 30 à 45 secondes, un temps que j’ajoute systématiquement au décompte du temps additionnel. C’est un parfait exemple de la façon dont une règle conçue pour les joueurs change aussi ma façon de gérer le temps.

La séance de tirs au but : la loterie la plus stressante du sport expliquée

Quand, après 120 minutes de combat intense, le score est toujours de parité, mon rôle change. Je deviens le maître de cérémonie de l’épreuve la plus dramatique du football : la séance de tirs au but. Ce n’est plus une question de temps, mais de nerfs. La procédure est très codifiée pour garantir une équité absolue dans ce moment de pression extrême. D’abord, je réunis les deux capitaines pour un tirage au sort (toss) qui détermine devant quel but la séance se déroulera.

Ensuite, chaque équipe choisit cinq tireurs. Ils tireront alternativement. Le principe est simple : marquer un but de plus que l’adversaire sur cette série de cinq tirs. Mais la pression psychologique est immense. J’observe les joueurs, les gardiens qui tentent de déstabiliser leur vis-à-vis, le silence qui s’installe dans le stade. C’est un duel psychologique autant que technique. La France en a fait l’amère expérience lors de la finale de la Coupe du Monde 2006. Après le coup de tête de Zidane, le match s’est joué aux tirs au but, et le tir manqué de David Trezeguet a offert le titre à l’Italie. C’est un souvenir qui illustre parfaitement comment ces 15-20 minutes peuvent changer une carrière et l’histoire d’une nation.

Mon rôle est de veiller au respect strict des règles : le gardien doit avoir au moins un pied sur sa ligne au moment de la frappe, le tireur ne peut pas marquer de temps d’arrêt complet une fois sa course d’élan terminée. Si, après les cinq tirs de chaque côté, l’égalité persiste, on entre en « mort subite ». Chaque équipe continue de tirer une fois. Dès qu’une équipe marque et que l’autre rate dans le même tour, le match est terminé. La tension est alors à son comble, et mon devoir est de rester imperturbable pour appliquer le règlement à la lettre.

Que se passe-t-il exactement pendant la mi-temps dans les vestiaires ?

Pour le spectateur, la mi-temps de 15 minutes est souvent synonyme de pause publicitaire. Pour les équipes et pour moi, c’est une course contre la montre. Ces 15 minutes sont orchestrées à la seconde près. Dès mon coup de sifflet, les joueurs se dirigent vers les vestiaires où un ballet logistique se met en place. Les premières minutes sont dédiées à la récupération physique : soins par les kinésithérapeutes, réhydratation et nutrition rapide (fruits, boissons énergétiques).

Pendant ce temps, les analystes vidéo, qui ont travaillé durant toute la première période, préparent des séquences clés. Vers la 5ème ou 7ème minute, ces clips sont projetés aux joueurs sur des écrans ou des tablettes. C’est la phase d’analyse tactique. Les adjoints pointent les erreurs, les espaces à exploiter, les ajustements à faire. Ce n’est qu’après cette phase que l’entraîneur principal prend la parole pour sa causerie. Son discours est un mélange de remotivation psychologique et d’instructions tactiques claires pour la seconde période.

Vue d'ensemble d'un vestiaire moderne de stade français pendant la mi-temps, montrant l'organisation et l'équipement professionnel

Pendant que cette effervescence règne dans les vestiaires des équipes, mes assistants et moi avons notre propre rituel. Nous nous isolons dans notre vestiaire pour débriefer les 45 premières minutes. Nous utilisons notre système de communication pour revoir une décision litigieuse, nous coordonner sur les points à surveiller en seconde mi-temps et vérifier que nos notes sur les cartons ou les incidents concordent. Ces 15 minutes sont aussi vitales pour nous que pour les joueurs.

Plan d’action : optimiser une mi-temps comme un pro

  1. Minutes 0-2 : Récupération immédiate. Entrez au vestiaire, changez de maillot si besoin et commencez immédiatement à vous réhydrater.
  2. Minutes 2-5 : Bilan médical rapide. Allez voir directement les kinésithérapeutes pour tout soin urgent (strapping, massage…).
  3. Minutes 5-7 : Carburant ciblé. Consommez les boissons et aliments préparés par le staff (boissons énergétiques, barres, fruits).
  4. Minutes 7-10 : Analyse vidéo collective. Soyez attentif aux séquences montrées par les analystes. C’est le moment de comprendre les corrections tactiques.
  5. Minutes 10-15 : Concentration et retour. Écoutez les dernières consignes du coach, refaites un léger échauffement et préparez-vous mentalement à retourner sur le terrain.

But ou pas but ? La règle la plus simple (mais la plus cruciale) du football expliquée

De toutes les lois du jeu que je dois appliquer, la Loi 10 est la plus simple dans son énoncé, mais la plus décisive : un but est marqué quand le ballon a entièrement franchi la ligne de but, entre les poteaux et sous la barre transversale. Le mot clé ici est « entièrement ». Si 99% du ballon a franchi la ligne, mais qu’une infime partie la surplombe encore, il n’y a pas but. C’est une décision binaire qui peut changer le destin d’un match, d’un championnat, d’une Coupe du Monde.

Pendant des décennies, cette décision reposait uniquement sur mon œil et celui de mes assistants. Malgré notre positionnement, l’erreur était possible, provoquant des polémiques sans fin. Des buts valables ont été refusés, et des « buts fantômes » ont été accordés. Cette situation était source de frustration et allait à l’encontre de l’équité sportive que je cherche à garantir.

Heureusement, la technologie est venue à ma rescousse. L’introduction de la Goal-Line Technology a été une révolution. Ce système, composé de plusieurs caméras à haute vitesse, surveille la ligne de but en permanence. Dès que le ballon la franchit entièrement, une vibration et un signal visuel sont envoyés à ma montre en moins d’une seconde. La décision n’est plus sujette à interprétation. C’est un fait. Depuis sa mise en place, la technologie sur la ligne de but garantit 100% de décisions correctes sur ce type de situation dans les championnats qui l’utilisent, comme la Ligue 1. Pour moi, c’est un outil formidable qui élimine le doute sur l’un des moments les plus importants du jeu.

Cette technologie ne remplace pas mon jugement, elle le complète. Elle me fournit une information factuelle et instantanée, me permettant de prendre la bonne décision sans délai et avec une certitude absolue. C’est un pas de géant pour la crédibilité de l’arbitrage et la justice du sport.

L’art du coaching : comment un remplacement peut changer le cours d’un match

Si la règle du remplacement semble simple en apparence, son utilisation est devenue un véritable art tactique qui a un impact direct sur mon travail de gestion du temps. Un entraîneur ne fait pas seulement entrer un joueur frais ; il envoie un message, modifie un système et, parfois, joue avec le chronomètre. Observer ces changements me donne des indices précieux sur la stratégie d’une équipe.

Le « power substitution » est un grand classique. Autour de l’heure de jeu, faire entrer un ailier rapide et percutant contre une défense qui commence à fatiguer peut totalement changer la dynamique d’une rencontre. C’est une tentative de forcer la décision par la fraîcheur physique. À l’inverse, je vois souvent des changements purement tactiques. Un coach peut décider de passer d’une défense à quatre à une défense à cinq pour solidifier son avantage, ou ajouter un attaquant pour tenter d’égaliser. Ces modifications de système sont conçues pour créer un déséquilibre chez l’adversaire.

Mais les remplacements ont aussi une dimension temporelle que je dois surveiller de près. Un changement effectué à la 88ème minute par l’équipe qui mène au score n’est que rarement anodin. Le joueur qui sort traverse le terrain au pas, le nouveau joueur prend son temps pour entrer… C’est ce qu’on appelle le « time-wasting » légal. Mon rôle est de juger de l’intention. Si le gain de temps est excessif et délibéré, je peux sanctionner le joueur d’un carton jaune. Dans tous les cas, les 30 à 60 secondes que prend ce remplacement seront scrupuleusement ajoutées au temps additionnel. C’est ma manière de garantir l’équité et de ne pas récompenser l’antijeu.

Un remplacement n’est donc jamais un acte neutre. C’est une arme stratégique à double tranchant, capable de renverser un match sur le plan sportif ou de le contrôler sur le plan temporel. Ma vigilance est constante pour m’assurer que son utilisation reste dans l’esprit du jeu.

À retenir

  • Le rôle de l’arbitre n’est pas de compter, mais de gérer et compenser le temps pour viser une équité sportive maximale.
  • Les nouvelles directives sur le décompte des arrêts de jeu visent à augmenter le « temps de jeu effectif » et à réduire l’impact de l’antijeu.
  • Chaque règle, des 5 remplacements à la célébration d’un but, a un impact direct et quantifiable sur la durée totale d’un match.

Le football pour les nuls : comprendre les 10 règles essentielles en moins de 5 minutes

Maintenant que vous comprenez la philosophie générale de la gestion du temps, il est utile de voir concrètement comment chaque action de jeu pèse dans la balance. Mon travail pendant 90 minutes consiste, entre autres, à tenir une comptabilité mentale de toutes ces micro-interruptions. Un match n’est pas un flux continu, mais une succession d’événements qui arrêtent le chronomètre « du jeu », même si le chronomètre « officiel » continue de tourner. C’est la somme de ces arrêts qui constitue le temps additionnel.

De la simple touche au penalty accordé après une longue consultation de la VAR, chaque situation a un coût en temps. Une faute anodine au milieu de terrain peut ne prendre que 15 secondes à être jouée, tandis qu’une blessure nécessitant l’intervention des soigneurs peut facilement coûter plusieurs minutes. Ces différences sont importantes, et c’est pourquoi le temps additionnel varie tant d’un match à l’autre. Un match haché avec beaucoup de fautes et d’arrêts aura logiquement un temps additionnel plus long qu’un match fluide et rythmé.

Pour vous donner une idée plus précise de ce que je calcule, voici une estimation du temps moyen consommé par les interruptions les plus fréquentes dans le football moderne. Ce tableau, basé sur des données d’observation courantes, illustre parfaitement pourquoi le temps de jeu effectif est si précieux.

Les 10 règles qui impactent directement la durée du match
Règle Impact temporel Temps moyen perdu
Hors-jeu Arrêt + vérification VAR 45-90 secondes
Faute avec carton Arrêt + sanction 60-120 secondes
Main dans la surface VAR + penalty éventuel 2-4 minutes
Corner Placement + exécution 30-45 secondes
Touche Récupération + remise 15-30 secondes
Six-mètres Replacement + frappe 20-40 secondes
Coup franc Mur + exécution 45-75 secondes
Remplacement Sortie + entrée 30-60 secondes
Blessure Soins + évacuation 1-5 minutes
Célébration but Joie + replacement 60-90 secondes

Il est aussi bon de savoir que le football que vous regardez à la télévision n’est pas le seul qui existe. En France, le football amateur, qui compte des centaines de milliers de licenciés, a ses propres spécificités, comme le carton blanc en district, qui entraîne une exclusion temporaire de 10 minutes. Ces règles sont adaptées pour être plus éducatives et fluides, ce qui est une autre facette de « l’esprit de la loi ».

Vous comprenez maintenant que la durée d’un match de football est une construction complexe, guidée par un principe fondamental : l’équité. Mon objectif est de m’assurer que les 90 minutes prévues au règlement se traduisent par le plus de jeu possible, en dédommageant chaque équipe pour le temps qui lui a été « volé » par les aléas du match. La prochaine fois que vous verrez mon quatrième arbitre lever son panneau, vous ne verrez plus un chiffre, mais le résultat d’un calcul précis au service du spectacle et de la justice sportive.

Questions fréquentes sur la durée d’un match de football

Que se passe-t-il si un gardien se blesse pendant la séance de tirs au but ?

Si l’équipe a encore un remplacement disponible, elle peut faire entrer son gardien remplaçant. Si tous les remplacements ont été effectués, un joueur de champ doit prendre les gants et le remplacer dans les buts. C’est une situation rare mais prévue par le règlement.

Un tireur peut-il feinter lors de sa course d’élan pendant un tir au but ?

Oui, le règlement autorise le tireur à ralentir, accélérer ou faire des feintes de corps pendant sa course vers le ballon. Cependant, une fois qu’il a terminé sa course, il doit frapper le ballon dans un mouvement continu. Un arrêt complet juste avant la frappe est interdit et serait sanctionné.

Que se passe-t-il après les 5 premiers tirs si l’égalité persiste ?

La séance de tirs au but entre alors en phase de « mort subite ». Chaque équipe désigne un nouveau tireur (parmi les joueurs encore sur le terrain à la fin de la prolongation) pour un tour supplémentaire. Si une équipe marque et que l’autre rate lors de ce même tour, le match est immédiatement terminé.

Rédigé par David Martin, Éducateur sportif diplômé du BMF et responsable d'une école de foot dans un club amateur de la région parisienne depuis 12 ans, David est un expert de la pédagogie par le jeu. Il a vu passer des centaines d'enfants, des futurs talents aux simples passionnés du mercredi après-midi.